Pour les semailles, nous prenons une pause de quelques semaines. Le printemps exige beaucoup de temps au jardin. Comme à notre habitude, nous vous laissons avec un petit concours, histoire de patienter un peu jusqu’à notre retour le 03 juin prochain. Voici votre énigme.
Lors d’une de nos visites dans un musée, nous sommes tombés sur une trousse presque complète d’identification des mauvaises herbes destinées aux marchands et aux écoles agricoles du début du siècle passé. Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir en haute résolution. Parmi les fioles, vous retrouverez à la numéro 80, une inscription intitulée: … d’odeur. Complétez donc le nom de cette plante indigène utilisée par les amérindiens.
Boîte de semences du début du 20e siècle (source: Collection des Soeurs de la Présentation de Marie)
Il n’est pas nécessaire d’avoir la bonne réponse mais simplement de participer. La gagnante ou le gagnant recevra en primeur une variété de concombre du terroir québécois qu’on a redécouvert et qui n’est offert jusqu’à présent par aucun grainetier, ni aucune banque de semences.
Envoyez donc votre réponse ainsi que votre nom à l’adresse suivante: potagersdantan@hotmail.com Les courriers électroniques reçus non gagnants seront détruits dès le dimanche 02 juin 2013, date du tirage. Nous ne vendons ni ne participons à aucun échange d’adresses électroniques. Le nom de la personne gagnante, à moins d’un refus de sa part, sera mentionné avec la vraie réponse dans un prochain article. Il n’y a pas de restrictions géographiques et le tirage se fera au sort parmi les réponses reçues.
La bénédiction de la machinerie agricole en 1959 (source: Archives R.S.R)
Il y a plus de 25 ans, mes parents ont inauguré leur nouveau garage de mécanique automobile. Pour l’occasion, ils avaient invité une foule de dignitaires, famille, amis, employés, le président de leur franchise mais aussi le curé du village pour la traditionnelle bénédiction. Adolescent et très peu pratiquant, je me demandais quelle mouche les avaient piqué de bénir les lieux. Il est important de souligner que mes parents faisaient partis de la génération rurale née en début 1930; donc, encore fortement influencé par l’église et ses valeurs.
Pour eux, la bénédiction faisait partie des gestes courants demandés aux ecclésistiques pour protéger non seulement les personnes mais aussi les lieux, les animaux, les événements et aussi les objets comme le fait foi cette image de 1959.
Vous connaissez le mouvement Slow food?
Cette organisation fondée en Italie en 1989 est maintenant établie dans plus de 150 pays à travers le monde, dont plusieurs communautés au Québec.
Au départ, elle a été lancé pour contrer la montée constante du "fast-food", la vie de plus en plus rapide des gens, la diminution de la qualité des aliments, la disparition graduelle des traditions gastronomiques locales, la perte de plaisir de la bonne bouffe et de l’engagement qu’elle crée envers la communauté et son environnement.
En 2008, cette philosophie a inspiré Woody Tasch dans une version "économique" qu’il a intitulé Slow Money.
De fait, il estime qu’aujourd’hui l’argent circule trop rapidement. Les titres d’entreprises sont échangés à des vitesse folles au gré de décisions à court terme. Il propose une alternative pour investir: moins obsédé par le rendement rapide, mais plus soucieux de financer l’économie locale et en particulier l’agriculture.
Le type d’investissement proposé par Woody Tash peut générer "un modeste 3%, peut-être 6% certaines années". Mais derrière tout ceci réside un "dividende" plus payant: la diversité.
Dans cette période d’agriculture industrielle intensive, où l’on sème la même variété de légume sur d’immenses superficies, où des millions de cochons sont produits avec les mêmes spécifications génétiques, "les petites fermes locales sont l’ultime refuge". Elles préservent les semences traditionnelles et les espèces rares; elles ré-énergisent le sols avec des matières organiques et contribuent à mettre sur pied des marchés locaux en mettant en lien direct producteurs et consommateurs.
Voici en traduction libre, ses 6 principes:
Ramener l’argent à une échelle terre-à-terre.
Ralentir la circulation de l’argent – pas toute, bien sûr, mais suffisamment. Les entreprises sont trop grosses et la finance est devenue trop complexe.
Le 20e siècle fut l’époque "d’Acheter bas / Vendez haut" tout en remettant les gestes philanthropiques à plus tard. Le 21e siècle sera l’ère du développement du capital construit autour de principes tels la non-violence, la capacité de prise en charge, le soin des autres et ce, adapté à son milieu.
Apprendre à investir en partant du principe que la nourriture, les fermes et la fertilité des sols sont importants. Nous devons relier les investisseurs aux lieux où ils vivent en créant des relations vitales et de nouvelles sources de capitaux pour les petites entreprises alimentaires.
Rendre hommage à la nouvelle génération d’entrepreneurs, de consommateurs et d’investisseurs qui nous montrent la manière de changer l’optique de se "tuer à l’ouvrage" en moyen de "gagner sa vie" (adaptation libre de "Making A Killing to Making a Living").
Commençons à reconstruire notre économie à partir du sol, en nous demandant:
Que serait le monde si nous investissions 50% de nos actifs dans un rayon de 80 kilomètres de notre lieu de résidence?
Que ferions-nous si une nouvelle génération d’entreprises donnait 50% de ses profits?
Que se passerait-il s’il y avait 50% plus de matière organique dans le sol qu’il y a 50 ans?
Même si cette belle vision relève de l’utopie pour l’instant, des centaines voire des milliers de personnes à travers le monde s’y intéressent. Pour les gens bilingues, nous avons inclus une entrevue (30 minutes en anglais seulement) de Woody Tasch expliquant son concept.
Marier l’art contemporain et les semences ancestrales… québécoises de surcroît, est-ce possible?
Et bien c’est ce que les membres de l’atelier Barda ont fait en prenant le pari de suggérer une installation aux Jardins de Métis pour leur 14e festival de jardins, "l’un des principaux festivals de jardins à l’échelle mondiale". Des 290 projets en compétition en provenance de 31 pays et soumis par pas moins de 725 architectes-paysagistes, artistes, designers et architectes, "sacré potager" a été l’un des 6 récipiendaires pour représenter un jardin conceptuel. Les créateurs (Patrick Morand, Antonio Di Bacco, Cécile Combelle et Julien Pinard) s’entendent pour décrire "sacré potager" comme un:
Clin d’œil mêlant profane et sacré où des reposoirs en bois évoquent les oratoires au croisement des chemins de campagne. Ceux-ci entraînent les visiteurs du côté de notre patrimoine potager et culinaire. Une invitation à faire une offrande pour encourager le retour des légumes anciens, récents ou autochtones dans nos potagers et sur les étals.
Chacun des proposoirs vous suggèrera une variété d’ici (Haricot héritage doré / Haricot sacré coeur / Rutabaga Fortin / Gourgane petite du lac / Haricot Fortin / Ail des bois / Pois Bouchard / Rutabaga Laurentien / Courge Canada Crookneck et Épinard Norfolk) accompagné de bougies personnalisées. Si jamais vous faites un tour du côté de la Gaspésie cet été, vous pourrez admirer cette oeuvre dès le 12 juin 2013.
À l’été 2012, nous avons reçu une invitation innatendue. Josée Landry et Michel Beauchamps, ceux-là même ayant eu mal à partir avec la municipalité de Drummondville concernant leur potager en façade, nous proposait une bouffe autour de laquelle plusieurs personnes liées de près ou de loin à l’agriculture urbaine seraient conviées pour un projet bien spécial: la création d’un livre. Pourquoi nous?
Josée Landry et Michel Beauchamps (source:www.lepotagerurbain.com)
De fait, nous ne nous étions jamais rencontrés auparavant. Les seuls contacts avaient été par courriels et leurs perceptions fondées uniquement sur nos écrits via notre blogue. Fallait avoir confiance en "titi" pour convoquer de parfaits inconnus tels que nous. Ils ont pris une chance et d’un côté comme de l’autre n’avons été déçu car nous vous présentons aujourd’hui le fruit de cet effort commun.
En effet, après leur mésaventure estivale, le couple avait l’idée de partager leurs expériences concernant le jardinage urbain par la création d’un livre gratuit destiné aux intéressés. Forts de leurs péripéties et de la visibilité générée par les multiples médiums de communication, le momentum s’avérait parfait pour pousser encore plus loin.C’est donc par un un beau samedi d’août qu’une vingtaine de personnes, en majorité inconnues entre elles, se sont rassemblées chez-eux pour discuter mais surtout s’organiser pour créer cette oeuvre qui, après 8 mois s’est intitulée simplement : Le potager urbain (3.1 meg).
En version numérique téléchargeable, le couple a aimablement décidé de vous permettre de consulter deux chapitres en pré-lancement. Mais, il comprendra de nombreux autres chapitres tout aussi intéressants les uns que les autres; tous écrits par ceux-là même ayant décidé de s’impliquer de manière bénévole et ce, selon leurs compétences et leurs intérêts.
Pour notre part, nous avons été choisi pour démarrer le premier chapitre et traiter des semences ancestrales. Vous aurez l’occasion de me voir la binette, ma conjointe m’ayant laissé le soin de nous représenter. Nous tenons vivement à souligner les efforts de Josée et Michel ainsi que tous les collaborateurs qui, en bout de ligne, ont rehaussé la qualité et le sérieux de ce livre. Sans tout ce beau monde, tout ceci n’aurait pas eu lieu.
Le lancement officiel se tiendra le dimanche 21 avril 2013, jour de la terre, à la Maison Aurore sur le Plateau Mont-Royal entre 12:00 et 14:00.
Bienvenue à tous et bonne lecture!
À quelques jours du printemps, dame nature a décidé de nous rajouter une grosse couche de neige supplémentaire pour nous dire qu’elle demeurait la patronne.
En attendant les beaux jours d’été, nous avons songé lui faire un clin d’oeil avec un classique québécois "Les beaux gros légumes" tiré d’un série éducative Passe-Partout diffusée entre 1977 et 1987.
Nous avons cru tout aussi rigolo, lui ajouter la version "revampée" des Cowboys fringuants enregistrée en 2006 sur leur album, "les insuccès". À écouter en faisant vos semis. Ver d’oreille assuré.