Concours estivale 2016

Nous prenons une petite pause de blogue jusqu’au 29 août 2016. Mais comme à notre habitude depuis 6 ans, on vous laisse sur un petit concours. Et cette fois-ci, on va voir si vous connaissez votre histoire.

En effet, pourriez-vous identifier l’homme sur la photographie? Ha! Ha! Ha! Pas facile celle-là hein! Vous pouvez cliquez sur l’image pour l’agrandir davantage. L’une fût prise dans sa jeunesse (date inconnue) et l’autre en 1945 à l’âge de 86 ans. Pour vous mettre encore davantage la puce à l’oreille, il fût connu dans la région de Québec comme, entre autre, un marchand de semences et….

En passant, GOOGLE ne vous fournira pas la réponse dans les premières pages en utilisant les mots-clés cités précédemment. Hi! Hi! Hi! Il n’est pas nécessaire d’avoir la bonne réponse mais simplement de participer. La gagnante ou le gagnant recevra des semences de fraise blanche rustique, une variété très très rare cultivée au Québec au 19e siècle.

Envoyez votre réponse ainsi que votre nom seulement à l’adresse suivante: potagersdantan@hotmail.com. Les courriers électroniques reçus non gagnants seront détruits aussitôt l’acceptation du prix par la ou le récipiendaire. Nous ne vendons ni ne participons à aucun échange d’adresses électroniques. Le nom de la personne gagnante, à moins d’un refus de sa part, sera mentionné avec la réponse dans un prochain article. Le tirage se fera au sort parmi les réponses reçues. Vous avez jusqu’au samedi 27 août 2016 pour participer.

On vous souhaite bonne chance et bonne fin d’été!

 

Carte postale de juillet 2016

Thérèse Raymond en 1941 au Jardin Botanique de Montréal (image: bibliothèque et archives nationales du Québec)

Thérèse Raymond en 1941 au Jardin Botanique de Montréal (image: bibliothèque et archives nationales du Québec)

En voyant cette photographie, je me suis reconnu hier soir attachant mes plants de tomates. Avec la température chaude et les pluies des dernières semaines, les petites pousses ont bien grandies. Certaines me dépassant presque.  Il est intéressant de savoir qu’il existe 8 espèces de tomate de par le monde de son nom latin « lycopersicon »:

  • peruvianum: Espèce sauvage du Pérou ayant le plus de variabilité génétique. Résiste à plusieurs types de ravageurs et on estime qu’elle possèderait le plus haut taux de vitamine C. Résistante à la sécheresse.
  •  pimpinelliforum: Aussi une espèce sauvage du Pérou qu’on nomme également « tomate groseille ». Adaptée aux très hautes températures ce qui lui donne un avantage  sur les autres car elle se féconde et croit bien dans ces conditions comparativement aux autres espèces tomates.
  •  cheesmanii: Espèce vivant uniquement aux Îles Galapagos. Résistante à l’eau de mer et elle n’a pas d’abcission au pédoncule floral.
  •  hirsutum: Espèce sauvage robuste qu’on retrouve en haute altitude au Pérou et en Équateur. Résistante à de très nombreux insectes, acariens, virus … Adaptée aux très basses températures; une caracteristique très utile en ce qui concerne la germination et la fécondation. Possède une haute teneur en béta-carotène.
  •  parviflorum: Espèce retrouvée dans les hautes vallées de Andes Péruviennes. Se distingue par sa teneur élevée en extrait sec et sa couleur intense.
  •  chilense: Originaire des régions sèches du sud du Pérou et du nord du Chili. Très résistante à la sécheresse.
  •  chmielewskii: Espèce qu’on remarque par sa haute teneur en sucre et sa couleur vive.
  •  pennelii: Espèce sauvage originaire de l’ouest du Pérou avec une résistance importante à la sécheresse. Haute teneur en vitamines A, C et en sucre.

Par ailleurs, les variétés sauvages sont grimpantes et peuvent mesurer plusieurs mètres de longueur. Nos jardins-potagers modernes ont adopté depuis peu des variétés dites déterminées (à croissance limitée), beaucoup plus pratiques. Il est devenu très rare de rencontrer des jardiniers amateurs qui cultivent des tomates en hauteur comme on le faisait au Jardin Botanique de Montréal dans les années 1940 (voir image ici-bas). Je me souviens entre autre d’une ancienne photographie montrant le père Armand Savignac grimpé sur une échelle récoltant ses tomates sélectionnées par ses soins. C’était un autre temps, là où les potagers étaient immenses.

Plants de tomates au Jardin Botanique de Montréal en 1940 (source: Archives et bibliothèque nationale du Québec)

4 variétés de tomates cultivées au Jardin Botanique de Montréal en 1940 (source: Archives et bibliothèque nationale du Québec)

Curiosité au potager: la vitelotte noire

Vitelotte noire; à gauche crue et à droite Cutie (image: Wikipedia)

Vitelotte noire; à gauche crue et à droite cuite (image: Wikipedia)

On raconte que cette pomme de terre violette aurait été la préférée du célèbre écrivain Alexandre Dumas (1802-1870). Jules Vernes (1828-1905) en fait aussi mention dans son livre « L’île mystérieuse » paru en 1875.

Quoi qu’il en soit, cette très ancienne variété a attiré mon attention lors d’une exposition agricole à Saint-Hyacinthe en 2015. Dans la section effacée des concours horticoles trônait dans un petit panier en osier quelques tubercules d’une petite patate à la peau très foncée avec la mention « boudin noir ». Après quelques recherches, j’ai pu comprendre qu’outre ce nom, elle se présentait aussi sous les appellations « Truffe de Chine », « négresse », « Violette » mais le plus souvent on l’identifie comme étant la « Vitelotte noire ».

D’origine inconnue, on l’a nommée officiellement de cette manière en Europe en 1812 en la classant dans les catégoriess des variétés de pomme de terre mal définies en utilisant le « vit » par analogie à « forme » avec le suffixe « elotte ». Certaines sources avancent qu’elle pourrait même provenir de l’Amérique Latine ou, du temps des conquistadors, elle aurait été rapporté en Espagne lors de la conquête espagnole (1523-1547).

Outre cette page d’histoire, la belle couleur bleutée de la chair vous surprendra… parce qu’entre autre, elle tache les doigts lors de l’épluchage. Soyez averti! Mais sachez qu’une telle pigmentation, soluble dans l’eau, provient des anthocyanes, une propriété qui la protège des rayons ultraviolets. Cette particularité lui procurerait des qualités indéniables comme aliment antioxydant; une plus-value contre le vieillissement de la peau. Ok, elle est bonne pour la santé mais le goût alors?

De fait, sa texture farineuse fait en sorte qu’on déconseille de la consommer seule comme « patate bouillie ». Mais sa saveur de châtaigne rehaussera salade, purée, ragoût ou poêlée tout en demeurant une attraction en croustilles ou en frites.

Méthodes de culture: Semer les tubercules en mai dans une terre légère et profonde, sans excès d’humidité. Avant l’opération, apporter une bonne dose de compost bien décomposé (environ 4kg/m2) et une grosse poignée de cendre de bois non traité, riche en potasse naturel. N’oubliez pas de changer d’emplacement chaque année en observant une rotation de culture de 3 à 4 ans. Placer vos petits tubercules à chaque 30 cm, le germe vers le haut et ce, à 10 cm de profondeur et en séparant vos sillons de 50 cm. Une fois les pousses hautes de 20 cm, buttez-les en renouvelant l’opération après 2-3 semaines. À la fin août, attendez que toutes les feuilles soient complètement fanées avant de récolter. Avec l’aide d’une fourche-bêche, déterrez vos pommes de terre et faites-les sécher quelques heures au soleil avant de les rentrer. De cette façon, la terre s’enlèvera mieux.  Entreposez-les dans un endroit frais, sombre et aéré sur une couche ventilée de 10 cm (paille ou vieux foin) avant de les remiser définitivement pour l’hiver.

Pour en savoir davantage sur les méthodes de culture et de reproduction de la vitelotte, consultez notre article intitulé: comment reproduire et conserver vos pommes de terre.

Le haricot Thibodeau de St-Jules

Haricot Thibodeau de St-Jules

Haricot Thibodeau de St-Jules

Le haricot faisait parti intégrante de l’alimentation de nos ancêtres québécois. Frais ou séché, il se mangeait sous différentes formes. C’etait un incontournable des potagers. En voici un dont on sait qu’il provient de notre merveilleux patrimoine alimentaire car il remonte au minimum au 19e siècle.

Haricot Thibodeau de St-Jules

Haricot Thibodeau de St-Jules

En effet, Monsieur René Paquet, un membre du semencier du patrimoine, a pu le retracer jusqu’à Monsieur Joseph-Edouard Boucher (1844-?) de Beauceville. Mais il est évident qu’il est encore plus vieux. En regardant la généalogie du personnage, on peut remonter jusqu’à son ancêtre, Jean Boucher (né en 1650 à St-Etienne-du-Bourg en France et mort au Québec en 1700 à St-Joachim). On ne peut qu’extrapoler qu’il puisse s’agir d’une très ancienne variété française lorsqu’on sait que les semences se transmettaient habituellement entre individus proches.

De fait, à partir de Joseph-Edouard Boucher, les graines auraient voyagé à travers le temps via sa famille ou très proches jusqu’à ce qu’elles atterrissent dans les mains de Monsieur Paquet par Madame Jeannine Thibodeau, de St-Jules de Beauce (d’où son appellation). Donné comme cadeau de mariage dans une tasse en 1973 par l’intermédiaire de sa tante Marie-Anne Boucher (1920-2009), cette dernière les tenaient de sa mère Angelina Rouleau Boucher (1896-?), fille de Joseph-Édouard Boucher.

Comme l’explique Monsieur Paquet, « les fleurs roses et ailes blanches« , produiront des gousses vertes contenant 6 grains allongés rectangulaires de couleur beige doré de 1,2 cm; « une ligne brune rougeâtre encercle le hile« . Elles bruniront avec le temps si vous les amenez à maturité pour la production de graines. Excellentes cuites au four, vous devrez attendre entre 80 et 90 jours pour les déguster frais.

Carte postale de juin 2016

Les kiosques de fruits et légumes font de nouveau leur apparition au bord des routes. Une question alors m’est passée par la tête en voyant ces endroits familiers il y a quelques semaines. Une autre me dirait ma conjointe. Et oui!

En effet, depuis combien de temps existent-ils? Quel est leur historique. En faisait quelques recherches, histoire de satisfaire ma curiosité, j’ai fait « chou-blanc ». Pour le moment!

De fait, il ne semble y avoir aucun intérêt à traiter de ce sujet. Et moi, lorsqu’on en parle pas…. ça m’intéresse!

Toutefois, un vieux reportage de l’émission télévisuelle « la semaine verte » du 27 juillet 1974, une production de Radio-Canada, s’intitulant : la vogue des kiosques de fruits et légumes, me fait croire que leur présence n’est peut-être pas si ancienne que ça.

Effectivement, on pourrait croire que leur présence estivale au Québec soit là depuis des lustres mais je ne tiens rien pour acquis. J’y planche et un jour, je résoudrai l’énigme. Évidemment, votre aide serait appréciée si vous aviez des pistes.

Bonne Saint-Jean-Baptiste!

Iris versicolore (image: ouellette001.com)

Iris versicolore (image: ouellette001.com)

En cette journée de la Saint-Jean-Baptiste, nous avons voulu souligner l’événement à notre façon.

De fait, depuis le 21 janvier 1948, la province de Québec s’est dotée d’un drapeau officiel nommé le fleurdelisé. Outre ce fort symbole, l’iris versicolore, le bouleau jaune et le harfang des neiges sont aussi devenus trois emblèmes importants. Adoptée en 1999 par la Loi sur les emblèmes et le drapeau du Québec, l’iris versicolore représente « l’importance de l’eau et des milieux humides pour l’équilibre de la nature » et la diversité culturelle de notre nation. Comme notre devise s’intitule « je me souviens« , je me suis justement rappelé qu’il existait une panoplie de fleurs conçues en l’honneur de personnalités connues d’ici, décédées ou encore vivantes, ayant marquée la vie des québécoises et québécois. Je vous en dresse seulement quelques-unes mais il en existe d’autres. N’hésitez pas à en rajouter dans la section commentaires. Bonne Saint-Jean-Baptiste!

Frère André: Commercialisée depuis 2003, cette fleur aux pétales d’un camaïeu de violet se retrouve encore dans quelques-unes des jolies plates-bandes de l’Oratoire Saint-Joseph.

Iris Frère André (image: associationdesjardinsduquebec.com et saltandlighttv.org)

Iris Frère André (image: (à droite) associationdesjardinsduquebec.com et (à gauche) saltandlighttv.org)

Jean-Pierre FerlandLancée officiellement en mai 2004 au Manoir historique Rouville Campbell de Mont-Saint-Hilaire en compagnie de Judith Richard et Yvon Deschamps, les deux anciens propriétaires des lieux. Il est intéressant de noter qu’avant d’être appelé ainsi, le rosier avait été prénommé « Yellow Mellow ». Lors de son lancement, un montant sur chacune des ventes avaient été versé au Chaînon, un organisme qui vient en aide aux personnes ayant des difficultés d’hébergement, une cause que tient encore à cœur aujourd’hui ce poète-compositeur.

Rosier Jean-Pierre Ferland (image: la Presse et Radio-Canada)

Rosier Jean-Pierre Ferland (image: (à droite) la Presse et (à gauche) Radio-Canada)

Céline Dion: Rosier créé au milieu des années 1990 par la pépinière J.C. Bakker & Son, une entreprise ontarienne spécialisée dans la production de rosiers. L’hybride a séduit le couple Angélil-Dion après plusieurs mois de négociation. Un don de 1$ par rosier vendu avait été remis à la Fondation canadienne pour la fibrose kystique. Une anecdote sur le sujet fait état qu’un jour un jeune garçon, sachant son frère atteint de la maladie, avait pu comprendre son état lorsqu’on lui avait traduit le mot « cystic fibrosis » (en anglais) par « sixty-five roses » (65 roses).

Rosier Céline Dion (image: phase.com et 20minutes.fr)

Rosier Céline Dion (image: (à droite) phase.com et (à gauche) 20minutes.fr)

Marie-Victorin: En 1998, cela aura pris 11 ans à Agricuture Canada à l’Assomption pour créer ce rosier hybride inclus dans une série de nouveaux rosiers intitulée « explorateurs », des plantes rustiques adaptées à de nombreuses régions froides du Québec et résistants aux maladies. On y compte notamment d’autres créations aux noms célèbres tels « Champlain » ou « de Montarville ».

Rosier Marie-Victorin (image: (en haut)  radio-canada (en bas) mlpaysagiste.com)

Rosier Marie-Victorin (image: (en haut) radio-canada (en bas) mlpaysagiste.com)

 

La pleine lune des fraises

(Image: meteomedia.com)

(Image: meteomedia.com)

Si Les conditions météorologiques le permettent, un phénomène rarissime se produira: la combinaison du solstice d’été (20 juin à 18h34 au Québec) et une nuit de pleine lune supposément « rouge ». Cette manifestation porte les jolis noms de lune rose, lune chaude ou, par les amérindiens, de « lune des fraises ».

En effet, en fonction des pays, peuplades et tribus, les noms de chacune des 12 lunes fait référence aux labeurs, accidents, difficultés vécus et biens accordés par la nature. Par exemple, dans de nombreuses régions, la lune du mois de juin s’associait aux fraises en référence à la période très courte de la cueillette de ce fruit sucré. À titre indicatif, ici-bas, on vous inscrit l’appellation de chacune des 12 lunes de l’année des Algonquins de la région de l’Outaouais. Évidemment, il y a des déclinaisons ou des différences entres les clans mais plusieurs d’entre eux attribuent juin aux fraises.

(Image: portraitsdelune.blogspot.ca)

(Image: portraitsdelune.blogspot.ca)

CALENDRIER LUNAIRE DES ALGONQUINS

  1. JANVIER: Mois de la longue lune
  2. FÉVRIER: Mois de la marmotte
  3. MARS: Mois de l’oie
  4. AVRIL: Mois de la débâcle
  5. MAI: Mois des fleurs
  6. JUIN: Mois des fraises
  7. JUILLET: Mois des framboises
  8. AOUT: Mois des bleuets
  9. SEPTEMBRE: Mois du décorticage du maïs
  10. OCTOBRE: Mois de la truite
  11. NOVEMBRE: Mois du coregone
  12. DÉCEMBRE: Mois du début de l’hiver

D’un point de vue plus plus scientifique, la couleur du satellite s’attribue au fait que lorsqu’il apparaît à l’horizon, le soleil est encore haut (solstice oblige). L’éclat lunaire se voit filtré lui donnant une couleur rosée ou orangée; tout comme le soleil qui lui, s’illustre d’un large spectre de couleurs lors de son coucher. Ne manquez surtout pas ce phénomène céleste qui n’arrive qu’une seule fois dans une vie.

De fait, 1948 fût la dernière fois que ce phénomène a pu être visible au Québec.

Les herbes nuisibles: la bardane

BardaneUn jour, ma jeune fille rentre à la maison en pleurant. Elle explique qu’elle ne peut le voir mais elle sait qu’un gros insecte inconnu trône sur son épaule et ne veut pas la quitter. Après un bref regard, le constat tombe: une vulgaire capsule de graines de « graquias » ou si vous préférez de bardane (Arctium Lappa L. Var. Minus Gray). Aussi appelée « glouteron », rapace, herbe aux teigneux (en France), tabac du diable, rhubarbe sauvage ou, en anglais, lesser burdock, common burdock ou clotbur, ce fût une belle petite leçon d’horticulture locale pour ma fillette. Mais il est intéressant de souligner que la même expérience inspira, en 1941, l’idée à George de Mestral (1907-1990), un ingénieur suisse, à créer le velcro.

De fait, lors de maintes parties de chasse avec son chien, l’homme se retrouvait souvent à arracher des capsules collées à ses vêtements ou la fourrure de son animal. Curieux de nature, il les observa sous un microscope pour constater un ensemble de petits crochets qui reprenaient leur forme originale une fois décollées. Avec l’aide d’un fabricant de tissus, il pu, en 1952, obtenir le brevet pour sa découverte. Je l’avoue, cette invention m’a été très pratique pour attacher les souliers de mes jeunes enfants en bas âge.

George de Mestral (image: alchetron.com)

George de Mestral (image: alchetron.com)

À quoi la bardane peut-elle servir? Outre cette idée de génie révolutionnaire mondiale, la plante originaire d’Europe, peut aussi se manger. Bleurk, diront certains! Avant mes recherches, j’aurai moi aussi douté de cette affirmation.

En effet, les Japonais et les Coréens mangent les longues racines et les jeunes tiges depuis des centaines d’années. Un mets connu sous le nom de « Gobo ». Cliquez sur le lien ci-contre pour obtenir une recette et la manière de la cuisiner. Ou sinon, il en existe plusieurs autres ici et là sur le net. On essaiera! Il paraîtrait qu’il existe plusieurs formes notamment de nouvelles variétés cultivées pour leurs propriétés alimentaires meilleures au goût. Pour les curieux n’ayant pas accès à une telle plante, visitez un magasin d’alimentation asiatique (vendu séché).

Comment s’est débarrasser? Simplement trancher les tiges au dessus du collet ou arracher la longue racine à l’aide d’une bêche lorsque le sol est humide et tendre; soit la première année ou la seconde avant que les graines mûrissent; seul moyen par lequel elle se reproduit. Si jamais le temps vous manque, sachez qu’elle fleurira uniquement à la deuxième année. Bien oui, c’est une bisannuelle.

Racines de bardane (image:lasavie.wordpress.com)

Racines de bardane (image:lasavie.wordpress.com)

PLANTS DE TOMATES A DONNER (mise à jour)

Vous avez bien lu! À donner.

Pour nous assurer d’avoir les plus beaux plants, on produit toujours plus de semis afin de sélectionner ceux qui poussent le plus vite mais également ceux respectant les caractéristiques de chacun des cultivars québécois anciens.

Par la suite, on transplante les plus beaux sujets en santé. On se garde une marge de manœuvre car de temps à autre, il arrive des incidents nous obligeant à replanter des spécimens. Alors, on pige dans nos surplus. Sauf que cette année, on a vraiment eu la twist car tout c’est très bien passé et on se retrouve avec quelques plants supplémentaires et plus aucune place. Comme on ne se résigne pas à les jeter, on a décidé de les donner. Pour votre information, nous avons semé des plants de tomates « Petit moineau », Savignac, « Arthur Fowler », Petitbec, « Forme de coeur », « Montreal tasty », Maskabec et « L’espagnol Lefebvre ». Les plants sont petits mais très vigoureux. Aucune livraison (par transport ou par courrier). Vous devrez venir les chercher directement chez-nous à Saint-Denis-sur-Richelieu. On vous demande simplement de nous envoyer un courriel à potagersdantan@hotmail.com en y incluant vos coordonnées téléphoniques pour vous rejoindre. On choisira parmi les messages reçus le ou les heureux élus. Vous avez jusqu’au 10 juin 2016.

On tient à vous avertir finalement que plusieurs des variétés mentionnées ci-haut exigent beaucoup de place et ne conviennent pas aux petits espaces ou en pots. Bonne chance!

PS. On ne vous demande rien en retour mais on apprécie beaucoup les bulbes d’iris si jamais vous en aviez à échanger.

(Mise à jour 12-06-16): Je voulais remercier tous ceux et celles ayant répondu à notre invitation. Vous avez été très nombreux et nous aurions vraiment aimé tous vous en donner. On se sentait déchiré par les belles causes, les merveilleux mots et même les échanges proposés. On a voulu être juste et donner une chance à tous. C’est donc par tirage qu’on a procédé vendredi.

On tient donc à féliciter Stéphane Béliveau, Isabelle Léger, Julie Dion et Marc Beaupré. Chacun s’est mérité de nombreux plants de tomate de cultivars anciens du Québec. Je suis persuadé qu’ils ont trouvé de belles familles adoptives. À cause de la vitesse à laquelle nous voulions donner nos plants, nous avons procédez via notre blogue mais si le temps n’est pas un obstacle, on vous suggère d’utiliser Plantcatching  pour vos surplus végétal à partager (disponible uniquement via votre ordinateur personnel).

Les herbes nuisibles: le liseron des champs

Liseron des champs

Liseron des champs

Comme premier exemple d’herbes nuisibles dans notre jardin, citons le liseron des champs (convolvulus arvensis L.), un spécimen particulièrement coriace en raison de la vitalité de ses rhizomes charnus. En provenance de l’Europe Méditerranéenne, il est tellement difficile à extirper qu’au début du siècle passé, on lui attribuait le titre de « pire mauvaise herbe du Canada ». Appelée aussi en anglais Field bindweed, Small-flowered morning-glory ou Small bindweed, les noms francophones demeurent mes préférés tels la robe de la vierge, la campanette ou la clochette champêtre. Peu importe son nom, je rage à chaque fois qu’il étouffe mes framboisiers jaunes malgré mes efforts pour l’empêcher de nuire.

De fait, avec ses 2 mètres de longueur, il s’enroule autour de ce qu’il trouve pour littéralement asphyxier son tuteur en le privant de lumière et de ses éléments nutritifs. Avec le temps, il prendra toute la place. Si vous en retrouver chez-vous, cela veut dire qu’elle apprécie votre sol lourd chargé d’azote et son manque de silice.

Comment s’en débarrasser? Une courte rotation de cultures comprenant des plantes racines (comme des patates) suivant la culture d’un engrais vert (ex: seigle d’automne fauché au printemps) devrait venir à bout d’une grande partie de l’invasion. L’application de chaux, de sel ou de paille qu’on recommande quelquefois sont inutiles; à moins d’en employer des quantités extraordinaires. Jadis, l’emploi fréquent d’une houe à cheval à large socs détruisait les nouvelles pousses et épuisait la vitalité de la plante. Mais on comprendra qu’aujourd’hui, peu de gens possèdent des chevaux de labour. Utilisez donc une grelinette ou un outil de jardinage avec de très longues dents pour creuser profondément et dégager les racines. Laissez-les sécher au soleil. Pour les premières apparitions, sachez que le moindre petit bout de racine germera si vous faites mal le travail. Je n’arrête pas de me le dire à chaque fois. Alors, soyez certain de tout extraire. Si vous n’avez pas le temps de le déterrer, enlever au moins les fleurs, même magnifiques, car les graines possèdent aussi un pouvoir germinatif. Ne lui donnez donc aucun chance. S’il y a une chose à retenir…. Décompactez !

IMPORTANT: Les informations ci-dessous ont été glanées dans divers ouvrages (anciens et récents). Consulter un professionnel de la santé avant une quelconque utilisation. 

À quoi le liseron des champs peut-il servir? Outre son pouvoir diurétique et laxatif, pas grand chose à dire. Si le goût vous disait d’essayer, faites bouillir 50 grammes de feuilles par tasse. Infuser 10 minutes. Boire avant chaque repas. L’application d’une feuille écrasée sur un furoncle l’amènerait aussi à percer plus rapidement.

Liserons des champs (source: www.gilbertjac.com)

Liserons des champs (source: http://www.gilbertjac.com)

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