Concours pour l’été 2015

Nous prendrons une pause estivale pour le mois d’août et refaire le plein d’énergie. Nous reviendrons au début septembre. Ça nous laissera le temps de remettre à jour certains liens défectueux et quelques articles ainsi qu’ajouter de nouvelles « anciennes » photos reçues par des fervents de légumes anciens.

Cependant, comme à notre habitude, nous vous laissons avec un petit concours. Notre question (hyper facile): Que pouvait-on récolter au mois d’août? Laissez-vous inspirer par les anciennes photographies prises ci-dessous d’un Québec agricole révolu. Vous pouvez même cliquer sur chacune d’entre elle pour une meilleure résolution.

Il n’est pas nécessaire d’avoir la bonne réponse mais simplement de participer. La gagnante ou le gagnant recevra une variété d’ail menacée du Canada qui ne figure pas dans notre section « pour commander » et qu’on a reçu l’an passé du potager personnel d’une employée du Jardin Botanique de Montréal.

Envoyez donc votre réponse ainsi que votre nom à l’adresse suivante: potagersdantan@hotmail.com. Les courriers électroniques reçus non gagnants seront détruits aussitôt l’acceptation du prix par la ou le récipiendaire. Nous ne vendons ni ne participons à aucun échange d’adresses électroniques. Le nom de la personne gagnante, à moins d’un refus de sa part, sera mentionné avec la vraie réponse dans un prochain article. Les participants devront avoir une adresse au Canada car nous ne pouvons expédier d’ail à l’extérieur du pays. Le tirage se fera au sort parmi les réponses reçues. Vous avez jusqu’au samedi 05 septembre 2015. On vous souhaite bonne chance et profitez de la belle saison!

 

 

Le haricot sacré-cœur (mise à jour)

Haricot Sacré-coeur (photo: Louis Chevrefils)

Haricot Sacré-coeur (photo: Louise Chevrefils)

Ça prend du temps mais on y arrive! Pourquoi cette affirmation?
Simplement parce qu’il nous aura fallu 3 ans et quelques mois pour identifier correctement cette variété de haricot mais surtout… prendre le temps de faire les corrections sur notre blogue.

En effet, nous avions mis en lumière certaines infos et heureusement, de bonnes âmes nous ont mis sur la bonne voie. L’expérience et les connaissances s’apprennent avec le temps. Merci de les partager avec tant de générosité.

Tout a commencé par cette simple description dans le catalogue annuel du semencier du patrimoine en 2010:

Cultivé par la famille Larochelle de Saint-Fayare depuis au moins 2 générations.

« Saint-Fayare »… c’est où au Québec? Jamais entendu parlé et rien dans le répertoire des municipalités du Québec ni en cherchant parmi les anciens noms. C’est fou comme une erreur de typographie peut engendrer de la confusion et transformer « Saint-Lazare » en « Saint-Fayare ».

Qui plus est, avec une citation « depuis au moins 2 générations » et ce réflexe qu’on les gens de copier-coller du texte sans se poser de questions, celle-ci sera écrite de la même manière dans 100 ans.

Toutefois, il est intéressant de noter que son histoire pourrait bien débuter chez nos cousins Français et cela, depuis plusieurs siècles.

En effet, ce haricot a été vu sous cette appellation par Annie Richard (pas de lien de parenté avec moi) au Château Labourbansais, un édifice construit au 16e siècle. Les jardins y sont conçus comme un outil pédagogique. Ils s’inspirent du « Potager du roi » de Versailles et les visites guidées se basent sur l’histoire des plantes, légumes et jardins. Est-ce le même? Ça serait un voyage formidable à suggérer à ma conjointe pour valider mais ne lui dites pas. Hi!, Hi!, Hi!.

Néanmoins, il est fort à parier qu’une telle souche puisse provenir d’Europe et s’être adaptée à notre climat puisque bon nombre de légumes sont arrivés ici avec les immigrants. Considéré comme de « culture facile et de bonne production », il n’en aurait pas fallu bien plus pour qu’il soit adopté et reproduit ici.

De plus, le sacré-coeur a été offert autrefois dans le catalogue des « Semences Laval », une entreprise achetée en 1989 par Norseco,  jadis W.H Perron (fondée en 1928). Il nous faudrait maintenant obtenir des semences pour vous dresser un meilleur aperçu de la plante et de ses distinctions. On vous ré-écrira ça avant, je l’espère, un autre 4 ans. Encore merci à Louise Chevrefils et Annie Richard pour leurs participation.

 

 

Comment produire et conserver vos semences de tabac

Tabac Petit canadien en fleur

Tabac Petit canadien en fleur

Vous serez probablement surpris d’apprendre qu’une partie des questions qu’on reçoit se rapporte au tabac. Et oui! Il y a un réel engouement pour cette plante aux multiples vertus. Ce n’est pas étonnant, elle nous accompagne depuis des siècles. De notre côté, on ne fume pas mais on l’utilise comme insecticide. Comme nous répondions de manière répétitive aux mêmes demandes et qu’il existe peu d’infos sur le web au sujet de la production maison et la conservation des semences pour le Québec, la raison voulait qu’on fasse un papier sur le sujet. Mais on voudrait faire un petit détour avant d’arriver au vif du sujet.

Culture et industrie du tabac au Québec (1898)

Culture et industrie du tabac au Québec (1898)

En effet, pendant deux ans nous regardions sur ebay une reproduction du livre de 1898 concernant la culture du tabac au Québec. À 50.00$, l’achat m’apparaissait dispendieux mais un jour, je me suis décidé à faire une offre. Quelques heures plus tard, celle-ci fut acceptée mais aussitôt annulée par le vendeur (Hibouquine) prétextant une mauvaise description de l’article. En signe de bonne foi, il me l’offrait gratuitement. WOW! Quelle générosité! Je lui ai promis d’écrire un bon mot pour lui exprimer ma gratitude et le remercier pour son honnêteté. Il ne se doutait sûrement pas qu’il contribuerait à faire d’autres heureux car nous avons décidé de donner au suivant. Ça nous offre aussi un bon prétexte pour raccourcir le texte mais principalement contribuer à diffuser cette connaissance de nos aïeux.

En effet, on vous donne le lien pour télécharger gratuitement ce Traité de près de 125 pages expliquant de A à Z la culture de cette plante ancestrale dans notre province; une référence archi difficile à trouver sans les bons mots-clés. Si vous décidez de vous y plonger, vous constaterez la rigueur et surtout le travail colossal exigé par ce type de culture à cette époque absente de confort et des commodités actuelles. Fallait vraiment vouloir. On vous a aussi inclus la table des matières pour vous donner une idée.

Table des matières "la culture et industrie du tabac" au Québec (1898)

Table des matières « la culture et industrie du tabac » au Québec (1898)

On vous suggère de passer l’étape de la serre chaude puisqu’aujourd’hui on peut facilement débuter nos semis à l’intérieur. La majorité des cultivars exigent de déposer les graines sur un terreau de semis constamment humide et de les laisser à la lumière, critère essentiel pour la germination. Passez aussi la section concernant les engrais chimiques. On peut y remédier avec des engrais verts et l’auteur, Louis-V Labelle, vous suggère de belles alternatives.

Qui plus est, vous y apprendrez une foule de trucs encore d’actualité même après plus de 115 ans; surtout la méthode du séchage pour les fervents de tabac-maison. La récolte des graines n’a aussi rien de compliqué. Simplement laissez monter les plants en graines (voir image ci-haut) en s’assurant de conserver uniquement les plus beaux spécimens. Les passages des pages 28 à 30 vous donne un bel aperçu de la méthode à privilégier.

Table des matières "la culture et industrie du tabac" au Québec (1898)

Table des matières « la culture et industrie du tabac » au Québec (1898)

Faites seulement attention en frottant les capsules car elles contiennent de minuscules semences et celles-ci peuvent s’éparpiller partout. Installez-vous au-dessus d’un récipient. Une fois l’opération terminée, soufflez doucement sur les petit débris séchés et ils s’envoleront laissant place à votre belle récolte. Insérez le tout dans une enveloppe opaque à l’abris de la lumière et de l’humidité. Elles devraient se conserver entre 3 et 4 ans.

SAVIEZ-VOUS QUE?: À l’époque, les fumeurs canadiens-français ne faisaient aucune distinction entre du bon et du mauvais tabac; en autant que ça goûtait fort. C’est l’une des raisons qui explique pourquoi les producteurs de tabac d’ici n’arrivaient pas à exporter leurs produits; eux-mêmes ne sachant si leur production était de qualité ou non. La fin du 18e siècle fut la période ou les variétés locales se sont développées à cause justement de l’absence de repères. On voit ici-bas une vieille caricature illustrant notre propos.

Une bonne pipe de tabac canadien (source: L’Album Universel, 20 octobre, 1906, p. 845)

Une bonne pipe de tabac canadien (source: L’Album Universel, 20 octobre, 1906, p. 845)

 

 

 

Carte postale de juillet 2015

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On vous revient après un mois rempli de travaux au potager. Il y a autant de mauvaises herbes à arracher mais c’est le lot de tous ceux et celles qui décident un jour de cultiver la terre.

Par contre, avec de bons soins et de l’attention, on a l’espoir d’une récolte abondante, comme sur cette photographie. Pour les jours de pluie, allez jeter un coup d’œil à la collection virtuelle de photographies Musee McCord, plus de 135 000 images. Pour les vacanciers du mois de juillet, on vous souhaite bonne vacances!

Art visuel et melon de Montréal

Maquette de Jordan Racine (2015)

Maquette de Jordan Racine (2015)

Nous tenons à souligner le travail de Monsieur Jordan Racine, artiste multidisciplinaire en arts visuels, pour cet amalgame d’images représentant le melon de Montréal.

En effet, ce dernier nous a contacté en début d’année pour nous demander la permission d’utiliser certaines de nos photographies dans le but de présenter cette maquette à un concours. N’ayant malheureusement pas été sélectionné par le jury, nous trouvions dommage de remiser ses efforts au placard. Nous vous encourageons à visiter sa page Facebook sur laquelle vous y retrouverez, entre autre, d’autres œuvres en lien avec l’agriculture notamment une belle peinture acrylique sur bois pour les Jardins de Léoni. C’est notre clin d’œil de la semaine!

TOUTES REPRODUCTIONS SONT INTERDITES SAUF AUTORISATION DE LA PART DE MONSIEUR JORDAN RACINE.

Provender: une start-up québécoise au service de la biodiversité

Provender

La fonction première d’un fruit ou d’un légume n’est-elle pas de « nourrir »?  Simpliste comme raisonnement, non!

Pourtant, comment se fait-il qu’il n’y ait pas plus de choix dans les épiceries, les restaurants et les marchés d’alimentation? Depuis le temps qu’on fait des recherches et fournissons des exemples sur ce blogue, ce n’est pourtant pas le choix qui manque il me semble. Et bien la raison est très simple.

En effet, les agriculteurs ne parviennent pas toujours à trouver des débouchées. Croyez-vous qu’il vaille la peine de semer des tomates rares s’il n’y a aucune demande? Qu’ils ont le temps de faire la tournée des magasins pour sensibiliser les consommateurs au goût de cette tomate? De prendre le risque de ne rien vendre et tout jeter? Le feriez-vous? Nous non plus! Trop risqué! C’est pourquoi, on se retrouve encore et encore avec les mêmes céleris, piments, patates, etc. Mais tranquillement, ça change.

De gauche à droite:  Jeff Aldrich, Kyra Kristof et Caithrin Rintoul (image:  Alain Wong)

De gauche à droite: Jeff Aldrich, Kyra Kristof et Caithrin Rintoul (image: Alain Wong)

De fait, il existe maintenant un outil formidable en français pour jumeler producteurs et chefs cuisiniers: Provender. Depuis 2013, cette compagnie québécoise, créée par Caithrin Rintou, Jeff Aldrich et Kyra Kristof, jumelle deux partenaires naturels en facilitant offre et demande via un marché virtuel. Pour le moment, près de 100 restaurants et 200 fermiers y sont membres… et ce n’est qu’un début. Par exemple, le fermier prend des photos de ses récoltes disponibles et les publient sur le site. Par la suite, les chefs passent leurs commandes directement en sélectionnant les produits souhaités. Les denrées sont livrées habituellement le lendemain. Wow! Fraîcheur garantie! Un petit vidéo ici-bas (en anglais seulement…. c’est pas ma faute!) vous démontre le processus de la terre à l’assiette.

Avec cette curiosité qu’on maintenant les clients de restos pour les nouveautés, textures, goûts et curiosités, ainsi que le désir des chefs de travailler de nouvelles matières, il devient plus facile d’offrir de la diversité; réduisant du même coup le gaspillage. En 2015, une nouvelle fonction appelée « menu planning » ou « potager personnel » offrirait aux propriétaires de restos de publier des demandes spéciales aux cultivateurs pour l’an prochain; leur permettant de prévoir à l’avance ses semailles et ses revenus. En ciblant des besoins très spécifiques concernant légumes anciens, indigènes ou exotiques (dont l’offre est habituellement rare ou irrégulière), le « projet favorisera la biodiversité et ramènera la culture d’aliments oubliés au Québec ». Et réduisant ce perpétuel questionnement sur les débouchés et revenus. 

En attendant que le projet franchisse éventuellement une autre étape (pas encore dans les cartons de l’entreprise) en rejoignant le consommateur, le concept est tellement intéressante qu’un financement de 800 000$ leur a été octroyé en 2014 pour conquérir les marchés de l’Ontario et des États-Unis.

 

AliMaCulture: une équipe de jeunes engagés

Le 6 mai dernier avait lieu une levée de fonds bien particulière pour nous.

En effet, le 21 février 2015, Madame Jessica Lambert, étudiante au programme techniques de milieu naturel du cégep de St-Félicien, nous avait demandé s’il était possible pour elle et son équipe (AliMaCulture) d’acheter des semences pour la revente.

Plants "faits maison" de l'équipe d'AliMaCulture.

Plants « faits maison » de l’équipe d’AliMaCulture.

De fait, ceux-ci visait la réalisation d’un projet de jardinage dans leur institution scolaire en vue de l’atteinte d’un objectif fixé par leur cours de Gestion de projets en développement durable. Malheureusement, comme nous n’avions pas les quantités souhaitées nous voulions quand même les encourager dans leur démarche. Nous croyons en l’importance de soutenir ce genre d’initiative. Je dois aussi avouer qu’ils m’ont remémoré beaucoup de souvenirs ayant moi-même fait de nombreuses levées de fonds au collégial.

Nous leur avons donc proposé de leur envoyer gratuitement quelques échantillons de semences dans le but de produire eux-mêmes leurs propres plants et de les vendre.

C’est ainsi qu’avec de l’amour, de la patience et de bons soins, ils sont parvenus à offrir leur labeur aux intéressées. « Dès que les personnes voyaient une plante sur la table, ils se ruaient vers nous » nous écrivit Madame Lambert. « L’événement a été un franc succès » ajouta t-elle. Les organisateurs ont eu la gentillesse d’imprimer notre logo et l’adresse de notre blogue pour l’afficher devant leur kiosque. Vraiment sympathique et apprécié!

Qui plus est, ceux-ci avaient également organisé la vente de sachets de semences deux semaines auparavant recueillies chez une tierce personne. Et… ils en ont manqués.

Équipe AliMaCulture. Sur la photographie, de gauche à droite:

Équipe d’AliMaCulture. Sur la photographie, de gauche à droite: Méduline Chailloux, Renée-Claude Caron, Jessica Lambert et Maxime Gagné

On tient à vous féliciter pour votre persévérance. Nous sommes vraiment fiers d’avoir contribué à l’avancement de votre projet. On espère qu’ils nous tiendront au courant. Aussitôt qu’on aura des nouvelles, on fera une mise à jour.

Et simplement pour faire du pouce sur cette idée, voyez ce jeune de 11 ans (Xavier Gariépy) qui rêve de devenir agriculteur et qui pourrait, avec sa passion des citrouilles, faire la leçon à bien plusieurs d’entre nous (vous devrez toutefois vous farcir les quelques publicités auparavant).

Ouverture de la première bibliothèque de semences au Québec

Lancement de la bibliothèque de semences AtwaterCe mardi 12 mai 2015 à 18:30, Madame Deanna Kazina vous convie à l’ouverture officielle de la première bibliothèque de semences au Québec. Située à la bibliothèque Atwater au 1200, avenue Atwater à Montréal (entrée par la station de métro Atwater), cette initiative se veut un programme partage de semences destiné à tous les gens de la grande région de Montréal. 

Lors de cette soirée, vous sera projeté le film Open Sesame: The Story of Seeds avec une discussion à la fin de la projection. L’entrée est libre avec possibilité de faire un don.

Il y aura également une distribution gratuite de semences et de plants de tomates  Grand Rouge Tomate, Petit Moineau, Blanche du Québec, rayé Caravan, Violet Brandywine, et Litchi. Pour votre information, quelques-unes de ces variétés proviennent de notre propre stock de semences qu’ils ont reproduit l’an passé.

Pour en savoir plus, veuillez communiquer avec Deanna Kazina au deanna@actioncommuniterre.qc.ca.

IL EST IMPORTANT DE SOULIGNER QU’IL Y A EU UNE ERREUR « D’ANNÉE » LORS DE LA PRODUCTION DE L’AFFICHE. VOUS DEVRIEZ Y LIRE 2015 ET NON 2014.

Pour les personnes irritées par la publicité unilingue anglaise de cet article, lisez la section commentaire.

(mise à jour:19-05-15): Aux dernières nouvelles, 55 personnes se sont déplacées lors de cette soirée. Merci à Madame Kazina pour ce suivi.

Carte postale de mai 2015

Agriculture d'hier à aujourd'hui

 

Il est intéressant de constater la transformation de l’espace agricole québécois selon le modèle français versus Anglais. Par exemple, sur la photographie de gauche, prise en 1937, on y voit la municipalité de Charlesbourg. Fondée en 1626, au temps de la Nouvelle-France, on voit clairement l’influence française où tout est centré vers le cœur du village pour se propager vers l’extérieur; là où se situe l’activité agricole.

À droite, prise en 1961, une partie de l’ancienne route, appelée autrefois la 9, entre Saint-Hyacinthe (fondé en 1748) et Drummondville où l’on retrouve aujourd’hui l’autoroute Jean Lesage (ou la 20). On voit cette fois-ci la touche anglaise avec les délimitations distinctives des lots rectangulaires symétriques.

Un jour, lorsque ma mère (âgée de 85 ans) était jeune, elle s’est souvenue avoir été exproprié, comme des centaines de famille, d’une partie de ses terres par le gouvernement du Québec pour faire place à l’autoroute qu’on connaît aujourd’hui; une vraie saga.

Ainsi, si vous passez à Saint-Liboire par la 20 en vous dirigeant vers Québec ou Montréal, vous traverser donc une partie des anciennes terres de mon grand-père Hector et ma grand-mère Marie-Rose.

 

Secrets pour réussir ses plants de tomates

Si vous plantez des tomates cette année, le meilleur moment pour effectuer vos semis intérieurs devrait être vers la fin mars ou début avril et ce, si vous compter les repiquer au jardin vers le 15 mai (zone 5). Mais encore là, ça dépend du nombre de jours de maturité de votre variété. Plus elle produira rapidement, plus tardifs seront les semis. Plantez-les donc le plus tard possible. Et ce n’est pas moi qui le dit, c’est le réputé agronome Roger Doucet. En suivant le lien proposé, vous comprendrez pourquoi cet homme est si significatif.

Tomates Petit moineau

Tomates Petit moineau

En fait, nous aurions bien aimé parler directement avec le principal intéressé mais ce dernier n’accorde plus d’entrevue. Et nous respectons sa décision.

Toutefois, nous pouvons nous fier sur divers écrits (anciens et récents) pour nous guider et avons cru pertinent vous donner « LA » recette des experts, avec un peu de notre cru et de la sagesse de nos aïeux.

Premièrement, faites votre propre composé de terre à semis soit: une partie de compost (ex: crevette), une partie de mousse de tourbe et une partie de vermiculite. On tient cette recette de Monsieur Yves Gagnon des Jardins du Grand Portage lors d’une de ses conférences il y a 15 ans à Sorel. Bien humecter. N’utilisez en aucun cas les pastilles de tourbe compressées vendues en magasin. Pourquoi? Les petites racines ont trop de difficulté à traverser la couche de terre et ça nuit à leur croissance. La germination exigera deux choses: chaleur et humidité. Installez vos semis recouverts d’une pellicule plastique (ex: Saran wrap) ou d’un couvercle transparent au dessus d’une source de chaleur (ex: calorifère) pour créer un effet de serre. Une graine devrait germer habituellement entre 5 et 10 jours. Dès l’apparition des premiers germes, enlevez le plastique pour éviter le surplus d’humidité et l’apparition de maladies comme la fonte des semis.

Pour notre part, on les installe sous les fluorescents à large spectre qu’on retrouve chez presque tous les quincaillers (ex: Gro-lux) favorisant la croissance des plantes. Avec une minuterie programmable, vous n’aurez plus peur d’oublier d’allumer ou d’éteindre et vos plants se gorgeront des 14 heures d’ensoleillement nécessaires. Juste besoin d’arroser. Pour ceux ne pouvant se permettre un telle installation, les rebords de fenêtres les plus ensoleillés feront l’affaire. Nos arrières grands-parents se sont accommodés pendant des décennies de ce genre d’installation… Pourquoi pas nous?

Tomates Plourde

Tomates Plourde

Deuxièmement, faites votre second terreau de croissance selon la recette suivante: Deux partie de compost pour une partie de vermiculite et une partie de mousse de tourbe; une autre recette de Monsieur Gagnon. On garde nos classiques. Encore bien humecter. Transplanter vos jeunes plants ayant déjà 1 ou 2 vraies feuilles dans des pots individuels (entre 8 et 10 centimètres de côté). Il sera important d’enfouir la tige au moins à la moitié du plant.

En effet, la tomate à la particularité de développer des racines tout le long de sa tige si celle-ci est enterrée. Ça donne davantage de force au plant. Et par la suite, c’est là le réel secret: la température.

De fait, Monsieur Doucet suggère une température idéale de 15 degrés durant la journée et de 10 degrés la nuit. Il estime même qu’arrivé à une grosseur de la taille d’un crayon (entre 5 et 6 semaines après la levées des semis) et ce, pour renforcer encore davantage le plant de tomate on peut abaisser jusqu’à 2 degrés. BRRRR! Le résultat devrait engendrer un feuillage plus vert, des plants plus trapus et des feuilles plus grandes.

Troisièmement, la dernière semaine avant de repiquer en terre, on stoppe le chauffage et l’arrosage. Ça oblige la plante à développer encore davantage sa résistance. Pauvre elle! On s’acharne.

Tomate Quebec #13

Tomate Quebec #13

Par contre, si vous voyez votre plante dépérir, n’attendez pas et arrosez-là. Quand même, on est pas fou à ce point-là.

Quatrièmement, au moment de la transplantation au potager (par temps nuageux SVP), faite un bon trou. Mettez-y deux bonnes pelletées de raisins secs…. oup! Pardon!… de compost au fond de la fosse et arrosez jusqu’au moment ou l’eau ne s’absorbe plus. En sortant le plant du pot, enfouissez encore une fois la moitié de la tige dans la terre. Au pire, si elle est trop longue, couchez la tige. Ça stimulera encore davantage la formation de racines secondaires. Et plus de racines veut dire plus d’éléments nutritifs… Qui veut dire plus de résistance aux maladies… Qui veut dire de meilleurs fruits… Qui veut dire que c’est bon pour vous. Je crois que vous comprenez le principe. Après, stopper l’arrosage pendant 3 à 4 jours.

Plant de tomate Ledoux spécial

Plant de tomate Ledoux spécial

De notre côté, parce qu’on habite une région venteuse, on place sur le jeune plant un seau dans lequel on aura enlevé le fond. Nos « vieux » voisins quant à eux récupèrent des grosses boîtes de conserves l’hiver (ex: tomates broyées ou en morceaux) et leur enlèvent les deux extrémités et font la même chose. On installe deux piquets pour stabiliser le tout pour environs 3 semaines, soit le temps nécessaire pour que le plant s’enracine comme il faut.

Finalement, on enlève le seau, on garde un tuteur et paillons la base. La paille aura l’avantage de diminuer l’évaporation de l’eau, amoindrir l’impact de la pluie sur la terre lors de fortes pluies, freiner la mauvaise herbe et limiter le contact du fruit avec le sol s’il tombait; augmentant sa durée avant qu’il pourrisse.

Plantation de tomates au printemps (date et auteur inconnus)

Plantation autrefois de tomates au printemps (date et auteur inconnus)

Il est intéressant de noter que Monsieur Doucet observe qu’un plant devrait être exposé au plein soleil mais qu’une tomate, pour qu’elle soit plus goûteuse aurait avantage à pousser à l’ombre du feuillage. Cela aurait même l’effet de produire des semences ayant un taux de germination augmentée. Y’a pas à dire, c’est toute qu’une science la production de tomates. Vive l’expérience de nos ancêtres.

VOUS AVEZ VOUS AUSSI DES TRUCS DE GRAND-MÈRE SUR LA PLANTATION DES TOMATES, ON VOUS ENCOURAGE À LES ECRIRE DANS LA SECTION COMMENTAIRE DE CET ARTICLE. MERCI DE LES PARTAGER AVEC D’AUTRES PASSIONNÉS !

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